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écrit par Efi Poulaki-Pantermali

Le soucie de la protection de l’environnement est indépendant du nom qu’un mont porte et il doit être prioritaire pour le service public compétent. Dans le cas du Mont Olympe, ce besoin est multiplié grâce aux caractéristiques spécifiques de celui-ci, qui jouent un rôle particulier dans l’histoire européenne, l’archéologie et la mythologie mais aussi dans toutes les sciences naturelles qui étudient l’environnement. Bref, le Mont Olympe est un monument unique de l’histoire grecque, et de la nature avec un rayonnement mondial.

Au moment où le Grec moyen se rend compte de l’importance de la protection de l’environnement naturel et historique, il y a longtemps que la région fait face à de nombreux problèmes : défrichages sauvages étendus, déforestations, sablières, carrières, parcs d’artillerie, nouvelles routes, nouvelles zones d’habitation, zones industrielles, chasse aux trésors, antennes de télécommunication, intérêts d’entrepreneurs, décharges, et autres sont quelques uns des problèmes qui spolient et outragent le Mont des Dieux dont les archéologues sont souvent les seuls protecteurs.

Parmi les interventions qui endommagent la région, la plus dangereuse est l’ouverture, de manière très violente, de nouvelles routes à dimensions excessives, même à très grandes altitudes. Cette activité brise l’harmonie naturelle du Mont et déséquilibre les écosystèmes ; de plus, des dégradations sont provoquées par les voies routières dans des régions plus vastes ce qui a pour conséquence les affaissements des parois rocheux. Cette pratique a facilité l’activité légitime de construction mais aussi les constructions illégales de bâtiments dans la forêt mais aussi dans des espaces environnants des sites archéologiques. Par conséquent, la circulation des véhicules et la construction des bâtiments dans la forêt augmentent considérablement le danger d’incendie. Toutes les activités mentionnées précédemment sont agrées au nom du développement et elles ont comme but de dévaloriser le Mont Olympe, diminuer ou encore effacer sa valeur symbolique et réduire à zéro le patrimoine qu’il représente, c’est à dire la rareté dans les valeurs symboliques et le paysage naturel et historique.

Un dilemme banal se pose chaque fois qu’une décision mortifère pour l’environnement est à prendre : choisir entre le ‘développement qui offense ou la protection qui mortifie’. Dans le cas du Mont Olympe les faux dilemmes comme celui-ci ne peuvent pas être tolérés. Nous avons l’obligation de gérer le Mont Olympe sérieusement comme toute société développée, où la protection et la promotion des monuments deviennent la raison principale d’une croissance. Si on investi correctement dans le capital qui s’appelle ‘Mont Olympe’, les bénéfices pour l’avenir en seront grandes. Si on investi en amateur, le capital s’envolera et en étant ‘l’enfant prodigue’, il restera à l’écart.

Les limitations qui sont posées par avance sont claires : le Mont Olympe, caractérisé par des écosystèmes uniques, appartient à l’histoire et au patrimoine mondial et sa gestion demande de la clairvoyance et de l’hésitation avant chaque décision. Il est indiscutable qu’aucune intervention ne peut être permise dans les régions majeures du Mont ; par ailleurs, on peut envisager la restauration des routes anciennes, la mise en valeur des vestiges archéologiques qui aujourd’hui sont coupés du monde, et la découverte de la magie unique qui émerge de cette montagne.

Auparavant, la majorité des habitants des régions environnantes du Mont Olympe étaient favorables aux propositions pour le développement touristique intensif de type classique, c’est-à-dire la création de pistes de ski et d’auberges, de téléphériques, d’un réseau routier complet, de l’imitation d’une ville ancienne de type Disneyland etc. Toutefois, à la longue, grâce à une information plus complète et correcte, la population a pris conscience du fait suivant : c’est le Mont Olympe authentique qui attire les visiteurs et que les investissements comme ceux décrits précédemment n’ont qu’un apport financier très réduit pour la majorité des habitants. Le Mont Olympe est un pôle d’attraction pour tous ceux qui ont été éduqués dans l’idéal européen classique. Faire du tourisme alternatif (randonnée, amour pour la nature, alpinisme, écologie etc.) est le motif principal pour de nombreux voyageurs qui, dans leur majorité, viennent de régions urbaines et ont un besoin croissant de se réfugier dans la nature.

Dans les derniers congrès à propos du Mont Olympe, l’idée de soutenir ces formes de tourisme alternatif était dominante, contrairement aux années précédentes où l’avis commun était favorable au développement des grandes infrastructures. D’après les données présentées par une Etude pour la gestion / circulation des visiteurs et le développement de l’écotourisme dans le Parc National d’Olympe) - Stade A (Diamantopoulos et al.2003), on compare le nombre de visiteurs durant les années 1995-2001 (Tableau 3-11) et on observe que ce nombre augment avec un rythme stable pour arriver à une augmentation totale de 3526%. Ceci montre de manière indiscutable que les individus cherchent de plus en plus à se distraire en choisissant une autre forme de tourisme plus calme, tel le tourisme vert.

Le nouveau Plan Général pour L’Aménagement du Territoire et la Croissance Durable a comme but, entre autres, la gestion prudente de cette espace. Dans ce cadre, la protection et la promotion, cas par cas, des sources sensibles naturelles du patrimoine et de l’environnement constituent un but qui se désigne en soi. Ainsi, il est particulièrement important de limiter l’action des agents nocifs comme l’expansion urbaine excessive et les constructions dispersées.

Grâce à sa richesse naturelle et culturelle, la région d’Olympe fait partie de deux zones prioritaires : la Zone du Parc Naturel d’Olympe et le triangle Vergina-Dion-Thessalonique. Ces zones sont d’importance internationale et elles doivent être protégées avant tout. Certaines personnes s’opposent à ce model de développement ayant des intérêts financiers particuliers qui porteraient préjudices au Mont Olympe, par exemple :

  • des propositions récemment renouvelées qui concernent la construction de téléphériques, pistes de ski etc. dans le Parc Naturel, ainsi que l’imitation d’une ville ancienne de type Disneyland aux pieds du Mont Olympe,
  • l’intérêt d’entrepreneurs qui soutiennent la forme classique de tourisme à Olympe, étant donné que le tourisme désordonné et de mauvais gout, qui a été développé le long de la zone littorale, est déjà saturé.